Le théorème de la baffe

souvenez-vous de ce moment où un affreux garnement (peut-être le vôtre) a poussé le bouchon tellement loin que, à bout de nerf, la baffe est partie !
Yama Niyama : Qu’est-ce que Yoga ?

Philosophie indienne Yama Niyama : qu’est-ce que Yoga ? Olga Roux Au cœur de la pratique du Yoga, les célèbres Yama et Niyama occupent une place prépondérante. Tous les professeurs de yoga les ont appris, intégrés dans leur quotidien et mis en application dans leur enseignement. Ils sont incontournables. A tel point qu’ils sont proposés aux élèves comme un élément de base nécessaire afin d’entrer dans la compréhension d’une démarche éclairée. Ainsi ils sont énumérés et expliqués en tant que Commandements du bon citoyen-yogi dès qu’il faut répondre à l’inévitable question : Qu’est-ce que Yoga ? C’est à la lumière des célèbres Sutra de Patanjali que l’enseignant puise la réponse ; intervient alors une liste : les fameux Yama et Niyama aux allures des Tables de la Loi. De toute évidence il y a entre les deux des similitudes manifestes ; Elles découlent de leur bienveillance respective. Mais il est un point nécessaire de relever et qui malheureusement est très souvent négligé. Ce « détail » se situe au niveau de la place qu’occupe le sutra II-29 mentionnant la fameuse liste, au sein de l’œuvre complète les Yoga Sutra. Si nous comptons les cinquante et un sutra du premier chapitre avec les vingt-huit sutra du chapitre deux, nous trouvons soixante-dix-neuf sutras précédant l’énumération des Yama et Niyama. Pourtant dans la majorité des cours de yoga contemporain, les professeurs bien intentionnés énumèrent les Yama et Niyama comme le viatique permettant d’atteindre la béatitude à bon prix. Posons-nous donc la question, à savoir pour quelles raisons Patanjali n’en fait pas autant ? Pourquoi prend-il la peine d’expliquer 79 sutra avant d’énumérer ce qu’il conviendrait d’observer scrupuleusement, de suivre religieusement afin d’atteindre le Nirvana ? L’exemple le plus célèbre est le fameux Ahimsa traduit par la non-violence, qui a donné lieu à quantité de dérives touchant même la mode avec la profusion de vêtements à fleufleurs ! Nous pouvons sourire, mais combien de personnes sont encore piégées dans ce concept mal compris d’une non-violence factice entrainant des effets inverses ? Patanjali dans son infinie sagesse a pris le temps d’expliquer le but du Yoga et de donner les moyens pour l’atteindre. Prenons juste le sutra précédent, le II-28 qui répond à la question essentielle à savoir : l’effet du Yoga. Patanjali, en quelque mots bien choisis, affirme : « Comme les impuretés sont éliminées à travers l’observance des membres de Yoga, un éveil progressif des connaissances se produit jusqu’à l’illumination ». Le sutra suivant, le II-29, nous présentera donc les moyens à mettre en application pour atteindre notre objectif. Il faut être clair et déterminé. Ne nous trompons pas, si le yoga ne « sert » pas à soulager la sciatique ni à « vaincre » le stress, il ne sert pas non plus à devenir un baba cool. Les Yama et Niyama sont avant toute autre chose des moyens de connaissance ; ils ne sont en aucun cas des règles à appliquer sans se poser de questions. Ils doivent susciter une écoute attentive, débarrassée de tous préjugés afin de ressentir de l’intérieur – par la contemplation silencieuse – la raison pour laquelle nous sommes éloignés de ces principes de base que devrait suivre l’humanité entière. Pourquoi ce questionnement est-il si important ? D’une part afin de faire totalement sien les principes énoncés par Patanjali, en toute conscience, en pleine acceptation et non par soumission, obéissance servile émanant d’une auto-restriction, voire d’un refoulement ; ce qui est contraire à la Voie du Yoga. D’autre part afin de ressentir au plus profond de soi, par la technique de l’introspection, comment nous nous situons face à ces principes énumérés. Ne croyez pas en quelque chose simplement parce que vous l’avez entendu. Ne croyez pas en quelque chose tout simplement parce des gens le disent et que c’est répété par de nombreuses personnes. Ne croyez pas en quelque chose simplement parce c’est écrit dans vos livres religieux. Ne croyez pas en quelque chose sur la seule autorité de vos professeurs et des anciens. Ne croyez pas aux traditions parce qu’elles ont été prononcées pour de nombreuses générations. Mais après observation et analyse, lorsque vous trouverez que tout est en accord avec la raison et est propice au bien et au profit de tous et chacun. Enseignement du Bouddha Prenons un exemple. Dans le contexte du principe Ahimsa traduit par la Non-Violence. Si quelqu’un vous invective. Êtes-vous immédiatement prêts à nous battre ? Les injures proférées ont-elles engendré un flot de colère se traduisant par un affrontement physique ? A l’inverse, avez-nous fondu en larmes ? Si la personne qui nous a agressé verbalement s’autorise ensuite à vous bousculer violement, êtes-vous restés tétanisés ou bien au contraire, l’avez-vous laissé en réaction, ensanglantée sur le pavé ? Autrement dit avez-vous eu la bonne réponse au bon moment ? avez-vous maitrisé nos émotions ? Faisons un bon dans l’espace et le temps, afin de reconsidérer une célèbre parole qui fait couler encore beaucoup d’encre. Celle de Jésus Christ rapportée par Luc : « Si quelqu’un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre. Si quelqu’un prend ton manteau, ne l’empêche pas de prendre encore ta tunique ». Sans aucun doute, cette idée dérange. L’image de l’imbécile dépouillé de son bien et qui, de surcroit, distribue le peu qui lui reste a de quoi interpeller. Est-il idiot ou lâche ? En fait, il s’accorde le temps de la maitrise, même en une fraction de seconde – le temps n’est qu’un artéfact. Mais cette attitude va encore plus loin, en rachetant la « mauvaise action » par la transformation du vol en don. Du fait de cet acte, le « quelqu’un » totalement déstabilisé, peut saisir l’opportunité d’une remise en question. Le contrôle fait référence au registre du double tenu par l’administration et servant à vérifier l’authenticité des actes. Dans le langage politique et administratif le contrôle et l’action sont opposés. Par extension, ce terme invite à la surveillance étroite et à la censure. On peut aisément comprendre que le
Souffrance

Philosophie indienne Souffrance Olga Roux Selon Patanjali, tout plaisir engendre la souffrance.Pourquoi ce ton si péremptoire ? Pour nous alerter sur le mécanisme. पिरणामतापसं*ारदुःखैगु1णवृि5िवरोधा9 दुःखमेव सव;िववेिकनः॥१५॥ pariṇāma tāpa saṁskāra duḥkhaiḥ guṇa-vrtti- ̥ virodhācca duḥkham-eva sarvaṁ vivekinaḥ Patanjali, Yoga-SûtraII-15 A la lecture du sutra n°15 du chapitre Sadhana Pada, le sage Patanjali nous invite à expérimenter la relation entre les plaisirs sensoriels et la souffrance. Le texte qui suit est une libre interprétation du sujet, il ne prétend pas en être une explication ni encore moins une analyse. Pour commencer, il convient de distinguer une certaine échelle dans la souffrance. Il serait obscène de comparer les afflictions, aux vraies douleurs qui emportent la raison en faisant basculer celui qui les vit dans sa chair. Prenons comme point de départ, les souffrances dues aux besoins physiologiques – ces besoins satisfaits, procurent effectivement du plaisir. Mais, à moins d’être rompu à une ascèse régulière, force est de constater que nous sommes tous dépendants de nos besoins et que, ne pas y répondre provoque une souffrance légitime et nous empêche d’assurer les tâches quotidiennes. Nous constatons ainsi notre vulnérabilité intrinsèque à notre existence. Nos souffrances d’ordre physiologiques sont mortelles, qu’importe notre démarche spirituelle. Par contre il existe un stade d’acceptation de la souffrance expérimentée par ceux et celles qui ont découvert la transcendance. Mais là s’ouvre un autre sujet. D’autre part, comprenons qu’il convient de distinguer les plaisirs sensoriels, des petits plaisirs fortuits qui se présentent naturellement à nous dans un quotidien dégagé d’une attente ardente. Un autre élément à prendre en compte, se situe au niveau de la simplicité face à la sophistication. Cette dernière répond à une démarche incessante d’une soi-disant amélioration qui conduit inexorablement soit à l’insatisfaction chronique soit au vice.Patanjali nous met en garde sur le fait que les plaisirs issus des organes de sens, donnent lieu à une vision manichéenne du type « ceux qui me font du bien » et « ceux qui me font du mal » ; ces plaisirs sensoriels dépendent d’un mécanisme précis qui se met en place à notre insu. En effet, tout fébrile d’expérimenter le plaisir, véritablement aveuglés, nous quittons la réalité objective, inconscient de ce qui se trame en parallèle. Les origines de la souffrance s’installent en silence, dans l’ignorance de sa future manifestation. Alors pourquoi emprunter encore et encore ce chemin de misères ? D’une part, tel est notre destin, celui d’expérimenter la vie ; ce que note la philosophie indienne et plus précisément dans le Sâmkhya 1, comme étant la nature de Purusha. Et d’autre part, afin de laisser à ceux qui nous survivent les traces d’un cœur aimant. LE POÈTEPuisque l’oiseau des bois voltige et chante encoreSur la branche où ses œufs sont brisés dans le nid ;Puisque la fleur des champs entr’ouverte à l’aurore,Voyant sur la pelouse une autre fleur éclore,S’incline sans murmure et tombe avec la nuit,Puisqu’au fond des forêts, sous les toits de verdure,On entend le bois mort craquer dans le sentier,Et puisqu’en traversant l’immortelle nature,L’homme n’a su trouver de science qui dure,Que de marcher toujours et toujours oublier ;Puisque, jusqu’aux rochers tout se change en poussière ;Puisque tout meurt ce soir pour revivre demain ;Puisque c’est un engrais que le meurtre et la guerre ;Puisque sur une tombe on voit sortir de terreLe brin d’herbe sacré qui nous donne le pain ;Ô Muse ! que m’importe ou la mort ou la vie ?J’aime, et je veux pâlir ; j’aime et je veux souffrir ;J’aime, et pour un baiser je donne mon génie ;J’aime, et je veux sentir sur ma joue amaigrieRuisseler une source impossible à tarir. Illustration : Charles Landelle J’aime, et je veux chanter la joie et la paresse,Ma folle expérience et mes soucis d’un jour,Et je veux raconter et répéter sans cesseQu’après avoir juré de vivre sans maîtresse,J’ai fait serment de vivre et de mourir d’amour.Dépouille devant tous l’orgueil qui te dévore,Cœur gonflé d’amertume et qui t’es cru fermé.Aime, et tu renaîtras ; fais-toi fleur pour éclore.Après avoir souffert, il faut souffrir encore ;Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé. Alfred de Musset En exergue du sujet, notons que la voie du Yoga nous indique comment éviter les désordres émanant de ces souffrances. En accord avec notre sensibilité européenne basée sur un solide héritage issu de la sagesse Antique, nous considérons quatre vertus dites cardinales adoptées par Aristote et les stoïciens : Prudence, Tempérance, Force d’âme, Justice. Ces quatre piliers représentent les fondements sur lesquels s’édifient les valeurs morales nécessaires pour affronter les épreuves. Ces vertus sont également présentes dans le Livre de Salomon de l’Ancien Testament La Prudence se rapproche du Discernement présent dans les Sutras de PatanjaliLa Tempérance peut être comparée à la maitrise de soi et l’équilibre personnel proposés dans le YogaLa Force d’âme donne le courage d’avancer et de relever les défis sans crainteLa Justice tranche de son épée l’égoïsme et l’auto satisfaction Raphaël 1511 Palais pontifical, Vatican Yoga Sûtra chanté & traduction française – Yoga EkongkarChant orthodoxe « Oh vierge pure » par les moines de Valaam 1- La philosophie du Sâmkhya forme le socle du Yoga. Elle nous enseigne que le monde manifesté est la continuité de l’Energie Universelle qui sous l’impulsion de la Pure conscience, ici nommée Purusha, et par les Forces actives de la Nature, ici nommée Prakriti, ont créé les trois grandes qualités qui gouvernent la vie : Sattva, l’équilibre, Rajas, la transformation, Tamas, l’inertie.
Les 3 piliers de la santé

L’Ayurvéda, entendez « Science de la Vie » met un point d’honneur à respecter la notion des Cycles. Celui qui ponctue la journée, celui qui organise les saisons, celui qui conditionne l’existence ; et bien d’autres encore.
Le Paradoxe de la Reine Rouge

Philosophie indienne Le Paradoxe de la Reine Rouge Olga Roux Sommes-nous condamnés à courir ? Parmi les difficultés auxquelles se confrontent les élèves, il en est une qui rassemble en son sein l’essentiel du problème pour s’assurer une pratique régulière : le temps ! Tous les professeurs de yoga sont unanimes, au mois de septembre, les salles sont pleines. Les nouveaux élèves motivés arborent leurs jolis leggings ou simple short, tandis que les anciens, consternés par le manque de place, attendent patiemment que les choses se calment. Inexorablement en quelques semaines leurs vœux sont exhaussés. Mais que s’est-il passé ?L’enthousiasme du départ s’est-il effrité au contact des asanas complexes ? La réalité du yoga n’est pas raccord avec l’image que nous présentent les magazines (masculins et féminins) ? le professeur s’exprime dans un charabia incompréhensible ? Pourquoi en quelques semaines seulement, l’effectif des salles fond comme neige au soleil ?Lorsqu’au détour des rencontres dans le quartier limitrophe, le professeur croise les « mauvais élèves » qui ont abandonné le cours, la responsabilité du temps est évoquée dans la quasi majorité. Malgré les besoins ressentis, malgré les conseils du médecin ou de l’ostéopathe, un grand nombre d’aspirants yogis ont rangé leurs beaux habits. Qu’ils se rassurent, le manque de temps frappe également les anciens élèves ! La gestion du planning s’établit dès le plus jeune âge afin de parvenir à jongler entre les cours de danse, de musique, des ateliers créatifs, du sport… (et j’en passe) Les choses ne s’arrangent pas avec l’âge, bien au contraire ! le monde du travail précipite les hommes, chefs de famille et les femmes « actives » (sans doute que les femmes à la maison restent quant à elles, « passives ») dans une course folle. Qu’importe le statut social ou le niveau d’études, le sprint du quotidien concerne tout le monde. On pourrait même être amenés à considérer que les « mauvais élèves aspirants yogis » ont fait appel à leur instinct de survie en renonçant à ajouter un cours de yoga, calé entre la poire et le fromage !</div >Mais penchons-nous quelques instants sur les élèves anciens, ceux qui ont survécu à la course folle et qui pour rien au monde ne manqueraient leur séance de yoga. Ont-ils perdu toute notion de bon sens ? Quelques esprits chagrins assureront qu’ils se sont simplement adaptés à l’effet du stress et qu’ils sont parvenus à une sorte de plateau permettant d’augmenter la dose, comme de vulgaires addicts. En fait tout dépend du contenu de la séance. Si celle-ci s’agence selon le modèle d’un cours de stretching, d’abdos-fessiers ou autre cours de fitness, elle sera vécue comme une performance ou un défouloir et ne parviendra pas à son but. Mais si elle s’inscrit selon les principes de la tradition ancienne, une véritable transformation va s’opérer. A n’en pas douter le cours de yoga est une nécessité, et sans cette démarche raisonnable, nous sommes tous susceptibles de développer le paradoxe de la Reine Rouge. Courir, courir et courir encore sans avancer d’un millimètre ! Courir pour faire du surplace. Pire, il faut courir pour ne pas régresser, pour ne pas se faire dépasser. Pour mémoire, voici le célèbre passage, dans son intégralité, où Alice, celle au Pays des merveilles, se met à courir de plus en plus vite afin de s’ajuster à la vitesse de la Reine Rouge, qui l’entraîne dans sa chevauchée infernale. Extrait « Alice ne put jamais comprendre, en y réfléchissant plus tard, comment cela s’était fait : tout ce qu’elle se rappelle, c’est qu’elles étaient en train de courir, la main dans la main, et que la Reine courait si vite que la fillette avait beaucoup de mal à la suivre. La Reine n’arrêtait pas de crier : « Plus vite ! », et Alice sentait bien qu’il lui était impossible d’aller plus vite, quoiqu’elle n’eût pas assez de souffle pour le dire. Très curieusement les arbres et tous les autres objets qui les entouraient ne changeaient jamais de place : elles avaient beau aller vite, jamais elles ne passaient devant rien. « Je me demande si les choses se déplacent en même temps que nous ? pensait la pauvre Alice, intriguée. Et la Reine semblait deviner ses pensées, car elle criait : « Plus vite ! Ne parle pas ! ». Alice n’y songeait pas le moindre du monde. Elle était si essoufflée qu’il lui semblait qu’elle ne serait jamais capable de dire un mot et la Reine criait toujours : « Plus vite ! Plus vite ! » en la tirant de toutes ses forces. – Est-ce que nous y sommes bientôt ? parvint à articuler Alice, toute haletante. – Y être bientôt ! Répéta la Reine. Mais, voyons, nous sommes passés devant il y a dix minutes ! Plus vite ! Elles coururent en silence pendant quelques temps encore, et le vent sifflait si fort aux oreilles d’Alice, qu’elle avait l’impression qu’il lui arrachait presque les cheveux.– Allons, allons, criait la Reine. Pus vite ! Plus vite !Elles allaient si vite qu’à la fin on aurait pu croire qu’elles glissaient dans l’air, en effleurant à peine le sol de leurs pieds ; puis brusquement, au moment où Alice se sentait complétement épuisée, elles s’arrêtèrent, et la fillette se retrouva assise sur le sol, hors d’haleine et toute étourdie.La Reine l’appuya contre un arbre, puis lui dit avec bonté :– Tu peux te reposer à présent.Alice regarda autour d’elle d’un air stupéfait.– Mais voyons, je crois que nous n’avons pas bouger de sous cet arbre ! Tout est exactement comme c’était !- Bien sûr, répliqua la Reine ; comment voudrais-tu que ce fût ?- Dans mon pays à moi, répondit Alice, encore un peu essoufflée, on arriverait généralement à un autre endroit si on courait très vite pendant longtemps, comme nous venons de le faire.- Ton pays est bien lent ! dit la Reine. Ici, vois-tu, on est obligé de courir tant qu’on peut pour rester au même endroit. Si on veut aller ailleurs,
Que faire face à la maladie ?

Ayurveda et Santé Que faire face à la maladie ? Olga Roux L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité », selon le préambule à la Constitution de l’Organisation mondiale de la Santé, tel qu’adopté par la Conférence internationale sur la Santé, New York, 19-22 juin 1946 ; signé le 22 juillet 1946 par les représentants de 61 États. 1946 (Actes officiels de l’Organisation mondiale de la Santé, n° 2, p. 100) et entré en vigueur le 7 avril 1948. Ainsi il est clairement exprimé que la santé dans sa globalité doit être prise en compte, ce qui inclue les notions de bien-être et de bien-vivre. « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé » Voltaire1694-1778 Nous voilà au cœur de la démarche ayurvédique : assurer une santé harmonieuse, en accord avec la nature qui s’exprime jour après jour. Commençons ainsi par redonner le sens du sacré au cœur de la banalité quotidienne. Le quotidien nous enseigne la patience et la persévérance. Le moment où nous sommes seuls, est idéal pour mettre à l’épreuve nos ressources intérieures et révéler le meilleur de nous-même, loin du regard des autres. Ce que nous accomplissons chaque jour en silence détermine notre santé physique et mentale. Établissons « notre routine de santé » au regard des conseils des anciens ; « Dinacharya » est le terme sanscrit qui désigne ce principe. Afin de bien démarrer sa journée, il est sage de suivre régulièrement des protocoles, mais l’idée ne se limite pas à suivre aveuglément une liste d’observances serviles sans conscience. Nous vous invitons à lire quelques conseils rassemblés sur notre site afin d’intégrer ceux qui vous conviennent. Mais comme chaque personne est différente et possède un passé qui conditionne l’expression de telle ou telle maladie, il convient de se rapprocher d’un coach qui permettra d’aider dans la réflexion et les choix prioritaires. Et pour tous, sachez qu’une bonne journée commence à l’heure du coucher ! L’entrée dans la maladie Le diagnostic a été posé. La sentence est tombée : la maladie est là. Puisque la vie d’avant est terminée, une nouvelle commence. Que faire dans ces moments-là ? Cette histoire est arrivée à William Casler. En novembre 2009 un myélome multiple lui a été annoncé par un onco-hématologue. C’est le coup de massue. Mais dès janvier 2020 il planifie une randonnée à vélo de 14 jours à travers la forêt sacrée d’Ise au Japon pour le printemps à venir. Il le reconnaît lui-même : « C’est ainsi qu’a commencé mon parcours de myélome et un nouveau chapitre de ma vie. » lors d’un entretien avec Lora Jesen, une collaboratrice éditoriale de Myeloma Crowdi1. Il ajoute un peu plus loin « L’activité physique est l’un des piliers de mon attitude positive et de ma (relative) « bonne santé ». Il y a sept ans, j’ai ajouté le yoga à ma routine – 5 fois par semaine au studio ». Il nous a accordé une interview exclusive afin de partager ses connaissances et son expérience dans l’univers du Yoga. Témoignage de William Sur le Yoga Que pensiez-vous du yoga avant de commencer à pratique vous-même ? Quel regard posiez-vous sur cet univers et les « adeptes » du yoga ? Avant de commencer une pratique régulière du yoga, relativement tardivement (à 65 ans), une activité physique quotidienne faisait déjà partie de mon hygiène de vie. Je jouais au squash et au jeu de paume quasi tous les jours ; je courrais et je faisais beaucoup de vélo ; bref je pratiquais des « sports ». Si dans mon esprit le yoga était certes une activité physique, ce n’était pas un « sport », pas assez exigeant, trop « zen », une activité plutôt féminine. Du reste, ma femme m’encourageait depuis des années de faire un essai. Malgré cela le yoga restait, dans ma perception, trop éloigné de mes ambitions « sportives » : compétition et performance. N’ayant jamais mis les pieds dans une salle de yoga, à vrai dire, je ne sais pas sur quelles bases je fondais mes préjugés. Comment vous êtes-vous orienté dans l’offre qui s’ouvre devant l’aspirant yogi pour faire un choix ? Quels ont été les critères qui vous ont permis de « sélectionner » les cours où vous aviez envie d’aller ? J’ai accepté l’invitation d’un ami d’aller dans le studio où il pratiquait le yoga. Ce studio était entièrement dédié au hot yoga (que l’on appelait « Bikram » avant l’éclatement du scandale). J’ai immédiatement compris qu’il ne s’agit ni d’un sport ni de l’exercice à proprement parlé. J’ai commencé par pratiquer 2 fois par semaine, mais j’ai rencontré un certain ennui avec les 26 poses deux fois, toujours dans le même ordre, pendant 90 minutes. Heureusement, après 2 mois, le studio a élargi son offre, proposant des cours de Vinyasa et de Yin, puis 6 mois plus tard, des cours de Hatha et d’Ashtanga. Je me suis mis à tout essayer, ignorant que chaque yoga est une langue et une culture différentes. Je continuais à « faire du sport », à chercher la performance, et dans mon ignorance je passais à côté de l’essentiel du yoga. J’avais envie de me dépenser physiquement au lieu d’explorer cette union naturelle – cette stabilité enracinée dans l’unicité – du corps et de l’esprit, et que l’on découvre en harmonisant la respiration et les mouvements de tout le corps. A ce stade de ma pratique, ce que j’ai « gagné » avec la pratique de 4/5 yoga différents était une régularité et un grand désir de mieux comprendre cette « science de yoga ». Le yoga sous ses différentes expressions était devenu pour moi une hygiène de vie. J’étais encore loin d’avoir saisi la vérité du yoga qu’un de mes professeurs a récemment formulé comme suit : « le yoga est plus qu’une information, c’est une transformation ». Aujourd’hui, fort de votre expérience, votre regard a-t-il changé, évolué ? J’entame ma 8ème année de pratique régulière du yoga, 4 à 5 fois par semaine au
