Courir, courir et courir encore sans avancer d’un millimètre ! Courir pour faire du surplace. Pire, il faut courir pour ne pas régresser, pour ne pas se faire dépasser. Pour mémoire, voici le célèbre passage, dans son intégralité, où Alice, celle au Pays des merveilles, se met à courir de plus en plus vite afin de s’ajuster à la vitesse de la Reine Rouge, qui l’entraîne dans sa chevauchée infernale.
sifflait si fort aux oreilles d’Alice, qu’elle avait l’impression qu’il lui arrachait presque les cheveux.
– Allons, allons, criait la Reine. Pus vite ! Plus vite !
Elles allaient si vite qu’à la fin on aurait pu croire qu’elles glissaient dans l’air, en effleurant à peine le sol de leurs pieds ; puis brusquement, au moment où Alice se sentait complétement épuisée, elles s’arrêtèrent, et la fillette se retrouva assise sur le sol, hors d’haleine et toute étourdie.
La Reine l’appuya contre un arbre, puis lui dit avec bonté :
– Tu peux te reposer à présent.
Alice regarda autour d’elle d’un air stupéfait.
– Mais voyons, je crois que nous n’avons pas bouger de sous cet arbre ! Tout est exactement comme c’était !- Bien sûr, répliqua la Reine ; comment voudrais-tu que ce fût ?- Dans mon pays à moi, répondit Alice, encore un peu essoufflée, on arriverait généralement à un autre endroit si on courait très vite pendant longtemps, comme nous venons de le faire.- Ton pays est bien lent ! dit la Reine. Ici, vois-tu, on est obligé de courir tant qu’on peut pour rester au même endroit. Si on veut aller ailleurs, il faut courir au moins deux fois plus vite que ça ! »
De l’autre côté du miroir
Petite technique pour gens pressés
Respiration-Sensation : au niveau des narines
Respiration-Sensation : au niveau du ventre
Crédits photo : Andrii Sedykh 140193125
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